OMEC-MENTORAT

UNE RÉVOLUTION MADE IN INUKA

Depuis les phases exacerbées du néolibéralisme résultant d’une domination planétaire des institutions de Bretton Woods (le Fonds monétaire international et la Banque mondiale), il s’ensuit une mondialisation de la pauvreté qui entraîne pour corollaire une mondialisation du chômage. Cette situation s’aggrave davantage dans les États périphériques dépendants comme Haïti où ces institutions imposent le dictat d’ajustement ou de réajustement structurel. Dès lors, les jeunes diplômés de différents domaines, tous cycles académiques confondus, ne cessent de faire face au sous-emploi, au chômage déguisé et au chômage pur et simple. Dans le cas d’Haïti, les métamorphoses du phénomène de la mondialisation du chômage assortie de réajustement structurel pèsent davantage, attendu qu’elles croisent sur le terrain des considérants sociologiques. En effet, la formation sociale haïtienne s’inscrit dans ce que Luné Roc Pierre Louis appelle dans certaines de ces publications une société obscurantiste qui fonctionne comme une mythologie classique. Concrètement, ce fonctionnement mythologique se manifeste d’une part par une banalisation de la compétence et des savoirs scientifiques et d’autre part par un mépris envers les diplômes et ceux qui les détiennent de l’autre. Dès lors, trouver un emploi ou une simple consultation se fait sous base paternaliste de rapports de rente, d’ascendance et de descendance et de relations interpersonnelles privées. Par conséquent, les jeunes diplômés en pâtissent et le cas échéant ne peuvent que peiner à trouver la moindre chose à faire, si bien que décrocher un diplôme devient synonyme d’ouvrir formellement la porte au chômage. Par ailleurs, consciente de toutes ces situations délétères et insidieuses, l’Université INUKA http://www.inuka.edu.ht décide de ne pas rester les bras croisés. Sans précédent dans l’histoire de l’université en Haïti, elle inaugure, en octobre 2017, un programme qui vaut à juste titre cette dénomination : une RÉVOLUTION MADE IN INUKA. Laquelle révolution se manifeste par le biais du mentorat qu’elle initie avec l’Observatoire du Marché de d’Emploi dans la Caraïbe (OMEC). D’où le programme baptisé : OMEC-MENTORAT. Ce qui se révèle un pari où l’université INUKA joue le rôle de médiateur gagnant-gagnant entre deux partis, à savoir d’un côté les institutions publiques et privées, les organisations internationales et les entreprises publiques et privées et de l’autre côté, les diplômés de l’INUKA, tous domaines confondus. Cela dit, ce programme permet un croisement entre des professionnels expérimentés qui choisissent d’apporter leur contribution dans l’orientation professionnelle des jeunes diplômés et des étudiants finissants et c’est ce mécénat qui vaut l’expression mentorat. Les bénéficiaires ne peuvent que s’enrichir de longues expériences d’expertise de leur mentor. Et les témoignages recueillis des deux côtés, le 2 mars dernier (2 mars 2018), lors du lancement officiel en constituent une preuve probante. C’est un programme ouvert que tout éventuel intéressé – mentor ou mentoré – pourra dignement intégrer. Avec ses trente ans d’existence, l’INUKA avance et continue de révolutionner le milieu universitaire haïtien. Choisir l’INUKA, c’est faire le bon choix. Le recteur travaille inlassablement pour faire briller davantage ses pavillons.